Fedor Rudin compte parmi les musiciens les plus polyvalents de sa génération, menant de front une carrière de violoniste soliste, de chambriste et de chef d’orchestre. Son jeu se distingue par une brillante maîtrise technique, une grande sensibilité stylistique et une profonde curiosité musicale, allant du répertoire baroque et à la création contemporaine en passant par Beethoven, Tchaïkovski, Korngold, les deux Concertos de Chostakovitch, ceux de Szymanowski, etc. Sans oublier la musique de son grand-père, le compositeur d’avant-garde Edison Denisov. Lauréat du Concours International Premio Paganini ainsi que du Concours Enescu, il est invité par des orchestres de renom, notamment l’Orchestre de la Radio de Berlin (RSB), l’Orchestre Symphonique de la SWR, l’Orchestre Symphonique de Hambourg, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Orchestre Symphonique de la radio de Prague, le Danish Philharmonic Orchestra, les Orchestres de Cannes et de Bretagne. Ainsi, il joue sous la direction de Vladimir Jurowski, Kirill Karabits, Andris Poga, Lorenzo Viotti, etc. En tant que chambriste Fedor se produit avec les pianistes Elena Bashkirova, Boris Kusnezow, Igor Levit, Julien Libeer, Alexander Melnikov et Alexandre Tharaud, la violoncelliste Julia Hagen, le Quatuor Pavel Haas et le Quatuor de Saxophones Signum. Il a été le Konzertmeister des Wiener Philharmoniker, ce qui lui a permis de travailler avec des chefs tels qu’Herbert Blomstedt, Riccardo Muti, Andris Nelsons et Christian Thielemann, et de développer les qualités requises pour faire de la musique au sein d’un ensemble (qu’il soit un orchestre ou une formation chambriste), et pour la direction. Depuis 2022, il est directeur artistique des Rencontres Musicales de Chaon et co-fondateur du « Fratres Trio », avec le pianiste Florian Noack, qui explore les croisements entre musique classique et jazz et dont les programmes associent des œuvres de Gershwin, Ravel, Milhaud, Poulenc et Duke Ellington. Né à Moscou, Fedor Rudin grandit à Paris et il étudie auprès de Zakhar Bron à Cologne, Pierre Amoyal à Salzbourg et Boris Kuschnir à Graz. Parallèlement à sa carrière d’interprète, il est Professeur d’éducation orchestrale à l’Université de Musique et des Arts du spectacle de Vienne, où il a jadis obtenu son propre diplôme de direction. Parmi les temps forts de la saison 2026/27 on retient ses débuts avec le Tonkünstler-Orchester Niederösterreich, un récital avec le pianiste Sélim Mazari à la Salle Bourgie de Montréal, des retrouvailles avec l’Orchestre Symphonique d’Aarhus, l’Orchestre de la Radio Norvégienne (KORK) et le Japan Virtuoso Symphony Orchestra, formations avec lesquelles il se produit également comme chef d’orchestre. Il joue le violon Stradivarius « ex-Viotti » de 1712, ainsi qu’une copie moderne d’un modèle Storioni.
Une rencontre musicale au sommet, fusion de deux tempéraments animés par le seul désir d’élever la musique sur des hauteurs insoupçonnées, au-delà de leur maîtrise instrumentale que l’on sait sans limite.